Ramassage gratuit à la boutique tous les jours, 12h à 17h. Livraison 8$* pour tout achat de 49$ et plus ou Livraison gratuite* à l'achat de 99$ et plus.

Comment aider l'autonomie à l'habillage?

RSS

À quel âge un enfant devrait pouvoir s’habiller seul? Quand peut-on s’attendre à ce qu’il enfile ses souliers et les attache? Et les boutons, les fermetures éclairs? Gageons que ce cheminement vers l’autonomie est au cœur de la vie de plusieurs parents d’enfants entre 0-6 ans! Comme ergothérapeute, supporter le développement de l’autonomie des enfants et résoudre les problèmes lorsqu’ils se présentent, c’est aussi au cœur de ma pratique.

Le début de l’autonomie à l’habillage commence souvent dès 1 an. L’enfant commence à enlever son chapeau, ses bas, ses souliers, son pantalon s’il est descendu au niveau des genoux. Entre 1-2 ans, l’enfant collabore (s’il le veut bien) en étirant les bras et les jambes. Il apprend d’abord à se déshabiller avec des vêtements amples. Il peut aussi monter et descendre sa fermeture éclair si elle est déjà enclenchée. L’ajout d’un petit ami-zip sur la fermeture éclair des manteaux peut d’ailleurs aider les petits doigts encore malhabiles dans cette tâche!

2-3 ans : MOI CAPABLE MAMAN!

À cet âge, l’enfant veut faire de plus en plus de choses TOUT SEUL. La motricité fine est parfois un frein à ce désir d’autonomie, ce qui est tout à fait normal. Il peut généralement se déshabiller seul et commence à enfiler certains morceaux plus amples avec certaines erreurs dans le sens des vêtements. C’est le moment idéal pour nommer à voix haute les étapes, le nom des vêtements, des parties du corps pour que l’enfant intègre les séquences et son schéma corporel.

3-4 ans : L'affirmation se poursuit...

C’est la poursuite du MOI TOUT SEUL! L’enfant s’habille seul pour les morceaux plus amples et peut généralement détacher complètement sa fermeture éclair.

 4-5 ans : Le début de l'autonomie

C’est souvent l’âge ou l’enfant peut s’habiller et se déshabiller seul, sauf parfois pour les vêtements plus serrés ou les petites attaches. Il arrive à gérer seul sa fermeture éclair (incluant d’être capable de l’enclencher), les plus gros boutons devant lui et maîtrise bien les séquences d’habillage avec de moins en moins d’erreur. Il peut commencer à faire des nœuds.

5-6 ans : L’entrée à l’école!

Il arrive généralement à mettre ses vêtements et chaussures du bon côté. Il peut attacher les petits boutons et commence à faire des boucles s’il a l’occasion de se pratiquer.

Comment aider?

L’habillage c’est au cœur des routines! Qui dit routine, dit le temps qui est compté. C’est souvent cette notion de temps qui fait en sorte comme parent que l’on a tendance à limiter le développement de l’autonomie de nos tout-petits. C’est évidemment beaucoup plus rapide de les aider!

Pour favoriser la collaboration de l’enfant, tentez de lui laisser des choix. Par exemple, le choix de la couleur de chandail ou du type de pantalon. Mais aussi des petits choix comme : Quel soulier tu mettras seul et quel soulier sera mis par papa ou maman? Préfères-tu mettre  ton pantalon ou ton chandail seul? Tu attaches 2 boutons et maman en attache 2 d’accord? Ainsi, votre petit développera sa confiance en lui en se sentant fier d’avoir le pouvoir de choisir!

Des supports visuels pour la routine et une minuterie sont aussi d’une grande aide pour que l’enfant gagne en autonomie et comprenne mieux la notion de temps. Pour un enfant qui est plus souvent dans la lune et qui s’oppose à s’habiller le matin malgré qu’il est en mesure de le faire seul, il peut être intéressant de lui donner une attente de temps réaliste via une minuterie visuelle et de graduellement diminuer ce temps lorsqu’il devient meilleur.

Vous pouvez aussi choisir de développer l’autonomie à l’habillage dans un autre contexte que les routines du matin et du soir! Jouer à se déguiser, faire une chasse aux trésors de vêtements dans la maison (lorsque l’enfant trouve un morceau, il doit l’enfiler), nommer les parties du corps et les étapes que vous faites quand vous l’habillez, tracer un bonhomme sur une feuille et dessiner des vêtements ou encore apprendre à attacher des boutons et fermeture éclair sur des vêtements placés devant l’enfant. Bref, profitez de l’été pour relâcher un peu la routine et amusez-vous à développer l’autonomie de vos tout-petits.

Émilie Petit

Ergothérapeute en pédiatrie et maman

Clinique Pour le plaisir de grandir

Article précédent Article suivant

  • Pascale de Montigny